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Zinguerie · Les Mées

Habillage et solins de cheminée

Solin fissuré, infiltration autour de la souche : nous refaisons l’abergement en zinc ou en plomb, la bande engravée et le couronnement de votre cheminée.

Solins et habillage de cheminée

La jonction entre la cheminée et le toit, premier suspect en cas de fuite

Une souche de cheminée traverse la couverture : c’est un obstacle maçonné que l’eau de pluie vient frapper de face, contourner sur les côtés et longer en aval. Tout le rôle du solin et de l’abergement est de rendre ce passage étanche, alors que la maçonnerie et la toiture bougent chacune à leur rythme. C’est l’un des points les plus délicats d’un toit, et l’une des causes de fuite les plus fréquentes que nous rencontrons.

Sur les maisons anciennes des Mées, le solin est souvent un simple bourrelet de mortier entre la souche et les tuiles canal. Il a fonctionné longtemps, mais les écarts de température, le gel nocturne l’hiver et les mouvements de la charpente finissent par le fissurer. L’eau s’infiltre alors par capillarité et apparaît au plafond, parfois loin de la cheminée.

Cette page traite uniquement de l’étanchéité et de l’habillage des souches : solins, bandes de recouvrement, abergements métalliques, couronnement et chapeau. Pour l’ensemble de nos travaux en métal sur la toiture, voyez la page zinguerie et gouttières.

Précision utile : nous ne sommes pas ramoneurs. Le ramonage et le contrôle du conduit relèvent d’un professionnel spécialisé. Notre travail porte sur l’extérieur de la souche et sa liaison avec la couverture.

0Visite et devis pour votre cheminée
3Familles de tuiles raccordées : canal, romane, mécanique
100%Des interventions photographiées avant et après
7j/7Joignables en cas d’infiltration
Bavette, bandes latérales, costière : chaque face a son rôle

Anatomie d’un abergement

Bavette, bandes latérales, costière : chaque face a son rôle

Un abergement de cheminée bien fait se compose de plusieurs pièces. En aval, une bavette recouvre les tuiles et renvoie l’eau par-dessus la couverture. Sur les côtés, des bandes relevées contre la maçonnerie canalisent l’eau qui ruisselle le long de la souche. En amont, une costière ou besace détourne l’eau qui arrive de face et l’envoie de part et d’autre.

Toutes ces pièces sont ensuite recouvertes, en partie haute, par une bande de solin engravée dans la maçonnerie : une saignée est réalisée dans la souche, la bande y est pliée puis scellée. L’eau qui coule sur la souche passe ainsi par-dessus l’abergement sans jamais trouver d’entrée.

Les matériaux courants sont le zinc, le plomb, plus malléable pour épouser les ondulations des tuiles canal, et l’aluminium laqué.

Déroulé du chantier

Refaire les solins d’une cheminée : le déroulé

Une reprise de solins ne se limite pas à remettre du mortier. Il faut dégager la zone, vérifier la maçonnerie et la couverture autour, puis reconstruire une étanchéité qui accepte les mouvements. Voici les étapes d’une intervention type.

  1. 01

    Inspection de la souche

    Contrôle de l’enduit, des joints, du couronnement, du chapeau et de la liaison avec les tuiles. Nous cherchons les fissures, les décollements et les traces d’eau côté combles.

  2. 02

    Dépose des tuiles autour

    Dépose soignée des tuiles au pourtour de la souche et retrait de l’ancien solin en mortier ou des anciennes bandes métalliques dégradées.

  3. 03

    Reprise de la maçonnerie

    Rejointoiement ou reprise d’enduit si nécessaire, réalisation de l’engravure qui recevra la bande de solin, contrôle du support bois autour de la souche.

  4. 04

    Façonnage de l’abergement

    Pose de la costière amont, des bandes latérales et de la bavette aval, façonnées sur place à la forme des tuiles et de la souche.

  5. 05

    Solin et repose

    Pose de la bande de solin engravée, scellement, puis repose des tuiles en recouvrement correct sur la bavette et les bandes latérales.

  6. 06

    Contrôle et finitions

    Arrosage pour vérifier l’étanchéité, contrôle côté combles, reprise du couronnement ou pose d’un chapeau si prévu, nettoyage et photos.

Couronnement, enduit et chapeau : protéger la cheminée par le haut

Habillage de souche

Couronnement, enduit et chapeau : protéger la cheminée par le haut

L’eau n’entre pas seulement par la base. Un couronnement fissuré en tête de souche laisse l’eau pénétrer dans la maçonnerie, qui la conduit ensuite vers l’intérieur. Un enduit qui s’écaille, sous l’effet du gel et du soleil, rend la souche poreuse. Nous reprenons le couronnement avec une légère pente vers l’extérieur et une goutte d’eau, et refaisons l’enduit si besoin.

Un chapeau ou un mitron limite l’entrée de pluie directe dans le conduit. Sur une cheminée à l’arrêt, un couvercle adapté peut être posé, en laissant une ventilation. Quand la souche est très dégradée et que la cheminée ne sert plus, sa démolition sous la couverture est envisageable, après avoir vérifié qu’aucun conduit voisin n’y passe, fréquent dans les maisons mitoyennes.

Ce qu’il faut savoir

Pourquoi le solin en mortier finit toujours par céder

Le mortier est rigide. La souche, la charpente et les tuiles, elles, bougent : dilatation au soleil d’été, contraction par les nuits de gel, légers mouvements de la charpente sous le vent. Au fil des saisons, une fissure fine s’ouvre entre le mortier et la maçonnerie. Elle est souvent invisible depuis le sol, mais suffit à laisser passer l’eau par capillarité.

Un abergement métallique, lui, est conçu en pièces qui se recouvrent sans être solidaires les unes des autres. Chacune peut bouger légèrement sans ouvrir de passage à l’eau. C’est ce principe de recouvrement, et non la colle ou le mastic, qui assure l’étanchéité dans la durée.

Sur une maison de caractère où l’on tient à l’aspect d’un solin traditionnel, il reste possible de réaliser un solin au mortier de chaux par-dessus un abergement métallique discret. On garde l’allure provençale, et l’étanchéité réelle est assurée par le métal dessous.

Mastic, silicone et bandes collées : les fausses bonnes idées

Erreurs à éviter

Mastic, silicone et bandes collées : les fausses bonnes idées

La réparation la plus répandue consiste à boucher la fissure avec du mastic ou du silicone. Cela peut arrêter une fuite quelques mois, mais le produit se décolle avec les écarts de température et finit par retenir l’eau au lieu de l’évacuer. Les bandes adhésives alu-butyle collées sur un enduit poussiéreux connaissent le même sort.

Autre erreur : poser une bande de solin simplement collée contre la souche, sans engravure. L’eau passe derrière par le haut. Enfin, une grosse souche sans costière amont concentre l’eau contre sa face haute. Si vous avez déjà des traces au plafond, une recherche de fuite permet de confirmer que la cheminée est bien en cause.

Durée des travaux et préparation

La reprise complète des solins et de l’abergement d’une cheminée courante se fait en général en une journée. Si l’enduit, le couronnement ou la souche elle-même demandent une reprise importante, comptez une deuxième journée, le temps de laisser prendre les mortiers. Les cheminées situées sur le faîtage sont traitées avec la ligne de faîtage voisine, que nous décrivons sur la page réfection de faîtage.

Avant notre venue, évitez d’allumer le feu si la cheminée est en service, afin que nous puissions travailler sur une souche froide. Signalez-nous aussi toute trace d’humidité visible à l’intérieur, avec une photo si possible : cela nous aide à cibler la face concernée.

Vos questions sur les solins de cheminée

Comment savoir si la fuite vient de la cheminée ?

Les indices classiques sont une tache au plafond ou sur le conduit à proximité de la souche, des traces d’eau sur les bois autour de la cheminée côté combles, ou une fissure visible entre la souche et les tuiles. Mais l’eau peut cheminer loin. Nous vérifions sur place, parfois par arrosage ciblé, avant de conclure.

Zinc, plomb ou aluminium : quel matériau pour l’abergement ?

Le plomb est très malléable et épouse parfaitement les ondulations des tuiles canal, d’où son usage fréquent pour les bavettes. Le zinc convient bien pour les bandes latérales et les costières. L’aluminium laqué, léger et disponible en plusieurs teintes, est une alternative pratique. Nous choisissons selon la forme de la souche et la tuile.

Faut-il refaire le solin si la fissure est petite ?

Une petite fissure sur un solin en mortier annonce en général un décollement plus large, invisible depuis le sol. La boucher au mastic ne fait que retarder la fuite. Si le reste de la souche est sain, remplacer le solin par un abergement métallique engravé est une intervention d’une journée qui règle le problème durablement.

Vous ramonez aussi la cheminée ?

Non, le ramonage et le contrôle du conduit sont réalisés par un ramoneur. Nous intervenons sur l’extérieur de la souche : étanchéité avec la couverture, enduit, couronnement et chapeau. Si nous remarquons un défaut apparent du conduit en tête de souche, nous vous le signalons pour que vous le fassiez vérifier.

Peut-on supprimer une cheminée qui ne sert plus ?

C’est possible : la souche est démolie jusque sous la couverture, puis le toit est refait à cet endroit comme un pan courant. Avant cela, il faut s’assurer qu’aucun conduit voisin ne passe dans la souche, ce qui arrive dans les maisons mitoyennes, et que la démolition ne pose pas de problème d’urbanisme.

Peut-on garder un aspect traditionnel ?

Oui. Sur les maisons de village où l’aspect compte, nous pouvons réaliser un solin de finition au mortier de chaux par-dessus un abergement métallique discret. Vu de la rue, le raccord garde l’allure d’un solin traditionnel, tandis que l’étanchéité est assurée par le métal placé dessous.